Cette année nous finançons pas moins de 7 jeunes scientifiques prometteurs, notre futur pour un monde sans Alzheimer !


Faites connaissance avec Nuria Suelves Caballol, chercheuse à l’Institut de neuroscience de l’UCLouvain (IoNS)

Dans sa recherche, Nuria Suelves Caballol procède en deux temps.

  • Elle entend tirer parti d’un modèle présentant une sénescence accélérée due à l’usure de ces télomères. Objectif : caractériser l’apparition de cellules sénescentes cérébrales ;
  • Elle croisera son modèle de sénescence avec un autre présentant une version mutée de la protéine Tau, fauteur de troubles connu dans la maladie d’Alzheimer – et d’autres maladies cérébrales liées à l’âge – responsable de lésions neuronales et des troubles cognitifs. Dans quel but ? Tenter de savoir si le vieillissement pathologique crée un contexte favorisant l’apparition et la progression de la maladie d’Alzheimer.

Nuria Suelves, de Barcelone à Bruxelles

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Nuria Suelves Caballol, j’ai 30 ans et je suis originaire de la belle et cosmopolite ville de Barcelone. Je suis en post-doc dans l’équipe du Pr Pascal Kienlen-Campard à l’Institut de neuroscience de l’UCLouvain (IoNS) et je viens de recevoir une bourse de 100 000 € de la Fondation Alzheimer pour mes recherches.

Pourquoi êtes-vous devenue chercheuse ?

À l’école déjà, j’étais fascinée par les sciences biologiques. À 17 ans, j’ai eu le privilège de vivre ma première véritable expérience en laboratoire, ce qui a renforcé mon désir de devenir scientifique.

Qu’avez-vous fait avant d’arriver à l’UCLouvain ?

J’ai étudié la biotechnologie à l’Université autonome de Barcelone et avant ma dernière année, j’ai pu devenir chercheuse à temps partiel pour un an. C’est alors que j’ai étudié les mécanismes moléculaires qui sous-tendent la formation de la mémoire et ce qui se passe dans le contexte de la maladie d’Alzheimer. J’ai complété ma maîtrise et mon doctorat en biomédecine à l’Université de Barcelone où j’ai étudié les fondements moléculaires de la maladie de Huntington et découvert de nouvelles cibles thérapeutiques prometteuses.

Qu’est-ce qui vous a incitée à venir à l’UCLouvain ?

Après mon doctorat, j’avais hâte de faire de la recherche à l’étranger. J’ai postulé pour un poste post-doctoral dans l’équipe du Pr Pascal Kienlen-Campard qui a une vaste expertise dans le domaine de la maladie d’Alzheimer. Quand j’ai visité les labos, rencontré mes collègues et découvert Bruxelles, j’ai su que j’avais fait le bon choix.

Sur quoi portent vos recherches ?

Je tente d’établir un lien entre l’âge et le développement de la maladie d’Alzheimer. Ce lien est connu depuis longtemps mais les fondements biologiques et moléculaires sont mal connus. Mieux les comprendre ouvrirait la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.

Qu’est-ce qui vous plait dans votre environnement de travail ?

Je peux établir des collaborations avec différents groupes de chercheurs et j’aime beaucoup le caractère international du campus. Je suis contente d’être à Bruxelles, une ville où j’aime vivre.